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Vendredi, étant totalement fauchée et ne sachant pas quoi faire de ma soirée, (mais c'était le week-end, bordel, ne rien faire aurait été une honte !) nous avons (je
ne parle pas encore de moi à la troisième personne hein, des amis et moi) erré sur le Net pour essayer de dénicher un plan convenable et économe.
Nous sommes tombés sur le site de l'OPA, un bar-club situé, vous l'aurez peut-être deviné, non loin de la Bastille (bah oui, jeu de mots inside, OPA/Opéra
Bastille, ahah).
Trois concerts, entrée gratuite, l'un a dit "Why not ?", les autres ont dit "Banco".
Arrivée à 21h, des places assises, un fumoir pour nous autres junkies, que demander de plus ?
Bon, sans vouloir faire ma langue de putine, le 1er concert, The Freevolt, est sans grand intérêt : un groupe de quadra déguisés, pour le chanteur,
en ersatz de Nicolas Sirkis (déjà lui-même à la limite du ridicule) et, pour le guitariste, en ressortissant communo-écolo-adulescent. La voix ne s'entend pas, mais en revanche le son est bon, et
ils ont l'air de s'éclater, du coup, c'est assez communicatif.
2e concert un peu plus remarquable, pourvu que vous accrochiez à la folk alternative, avec Johannes Hopfner.
La voix du chanteur est perturbante au départ, mais s'avère au
final assez envoûtante, et les combo guitare-harmonica me tiennent en respect (pour moi, faire deux choses en même temps relève de l'exercice périeux).
Mais la perle de la soirée, c'est indéniablement Sarah W. Papsun. Non, ce n'est pas une chanteuse de country, mais un groupe de rock parisien,
composite d'ailleurs 100% masculin.
L'inspiration sent les Killers et Franz Ferdinand à plein nez, mais les envolées lyriques et peformances vocales de Sylvain, le chanteur, font parfois penser à celles de Tom Yorke (Radiohead) ou
Matthew Bellamy (Muse).
A côté, l'aspect scénique est léché, les guitaristes entrent dans une transe épileptique et le batteur ahurissant, se déchaînant furieusement sur sa batterie tel un junkie défoncé au crystal-meth
ou un possédé ayant urgemment besoin d'un exorcisme.
L'originalité du groupe tient en ce qu'il n'y a pas de pause entre chaque moreau, c'est un enchaînement sonore qui va crescendo jusqu'à l'explosion finale, le chanteur affalé sur le sol, et les
musiciens qui repartent comme ils sont venus, s'éclipsant un par un jusqu'à ce que la scène soit vide.
Voici un aperçu de ce que cela peut donner :
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